À propos de Kanehsatà:ke

NOTRE PEUPLE. NOTRE TERRITOIRE. NOTRE HISTOIRE.

Découvrez le peuple, la culture, l’histoire et les traditions qui façonnent Kanehsatà:ke. Explorez notre lien avec le territoire et les valeurs qui continuent de guider notre communauté.

Ontionkwe’taó:kon

Notre Peuple

 

Nous sommes  Kanien’kehá:ka. Notre Nation est l’une des nations fondatrices de la Confédération Haudenosaunee | le Peuple de la Maison longue, et nos ancêtres habitent ce territoire et en prennent soin depuis d’innombrables générations, guidés par Kaianere’kó:wa | la Grande Loi de la Paix.

Kanehsatà:ke existait bien avant l’arrivée des Européens et a toujours été un lieu de rassemblement, d’apprentissage et de résilience. Le village est mentionné dans la cérémonie de condoléances de Rotinohseshá:ka comme un village du clan de la Tortue, témoignant de notre présence de longue date sur ce territoire. En 1613, des personnes de «Cachneghsattakegy » ont participé au traité du wampum à deux rangs, qui établit des principes de respect mutuel et de coexistence.

Notre histoire s’inscrit également dans celle de la Confédération Rotinohseshá:ka, qui réunit les systèmes de gouvernance politique et culturelle des Nations Kanien’keha, Oneida, Onondaga, Cayuga et Seneca. Au fil des générations, les cérémonies, les conseils et les traditions ont guidé la prise de décisions et renforcé la cohésion communautaire. Aujourd’hui, notre communauté est composée de familles unies par les liens de parenté, la mémoire collective et une responsabilité commune envers les générations futures.

Les politiques coloniales ont bouleversé les structures de gouvernance traditionnelles dans le but de faire disparaître la reconnaissance de notre souveraineté. L’imposition de la Loi sur les Indiens, du système des conseils de bande et des autorités municipales a limité le pouvoir de notre communauté sur ses affaires locales, créant des tensions persistantes en matière de gouvernance, de services policiers et de développement économique. Aujourd’hui, l’affirmation de notre autonomie et le maintien de nos pratiques traditionnelles sont essentiels à la protection de notre cohésion communautaire, de nos droits territoriaux et de nos responsabilités envers la terre.

Malgré les structures imposées par la colonisation, Kanehsatà:ke préserve ses traditions, sa langue et ses pratiques de gouvernance. La vie communautaire est façonnée par ces systèmes et par un engagement envers la continuité culturelle. Les Aînés transmettent leurs enseignements et les jeunes perpétuent les savoirs, veillant ainsi à ce que les valeurs et les responsabilités des Kanien’kehà:ka demeurent au cœur de la vie à Kanehsatà:ke.

Tsi niionkwarihò:ten tánon onkwahronkhá:tshera

Notre culture et notre langue

La culture de Kanehsatà:ke repose sur les savoirs, les pratiques et les responsabilités des Kanien’kehà:ka. Elle englobe les cérémonies, la langue, la gouvernance, les arts et les pratiques quotidiennes qui font vivre notre communauté. Elle évolue tout en demeurant ancrée dans nos traditions. Les arts traditionnels, notamment le perlage, le travail des piquants de porc-épic et l’artisanat, sont pratiqués par des artisans talentueux et reflètent à la fois notre identité et nos savoirs. Notre culture fait partie intégrante de la gouvernance, de la protection de l’environnement et de la vie sociale, permettant à notre communauté de rester liée à son patrimoine tout en faisant face aux défis contemporains.

Les effets persistants de la colonisation ont profondément marqué Kanehsatà:ke et notre capacité à préserver et à transmettre notre langue, notre culture et nos savoirs. Les systèmes coloniaux ont tenté d’effacer notre culture et notre langue, laissant des séquelles durables et des traumatismes intergénérationnels qui touchent la santé, le bien-être et la cohésion sociale.

Les systèmes de savoirs, notamment les connaissances liées aux plantes médicinales, à la protection du territoire et aux responsabilités des clans, ont été perturbés, obligeant notre communauté à reconstruire et à se réapproprier progressivement ses pratiques.

La langue est un fondement de l’identité Onkwehón:we | autochtone : elle transmet les savoirs traditionnels, les enseignements ancestraux et notre lien avec le territoire et la communauté. Les langues sont vivantes et se perpétuent par leur utilisation quotidienne et les pratiques culturelles. Leur revitalisation exige un engagement soutenu, la reconnaissance de leur valeur en tant que don et les ressources nécessaires pour assurer leur pérennité.

Notre langue, le Kanien’kéha, porte notre vision du monde en transmettant nos savoirs, nos relations et nos valeurs culturelles. Les politiques et les mécanismes coloniaux l’ont marginalisée, entraînant un recul progressif de son utilisation. Chaque année, notre communauté perd des membres qui sont porteurs de la langue.

Les porteurs de la langue sont d’une valeur inestimable pour sa revitalisation et sa survie.

Malgré ces défis, Kanehsatà:ke continue de préserver et de transmettre ses savoirs culturels et ses traditions. Les programmes linguistiques, les cérémonies ainsi que l’enseignement des arts traditionnels et des pratiques écologiques jouent un rôle essentiel dans le maintien de notre identité et de la résilience de notre communauté.

Par ses efforts de revitalisation culturelle et linguistique, Kanehsatà:ke s’engage à promouvoir la fierté culturelle et à veiller à ce que nos traditions soient enseignées, vécues et célébrées.

Tsi niionkwarihò:ten tánon onkwahronkhá:tshera

Centre du Langage et de la Culture

Grâce à ses efforts de revitalisation culturelle et linguistique, Kanehsatà:ke renforce l’apprentissage de la langue kanien’kéha, encourage la fierté culturelle et veille à ce que nos traditions demeurent au cœur de la vie communautaire.

Notre Centre du Langage et de la Culture est au cœur des efforts de notre communauté pour préserver et faire rayonner sa culture et sa langue. C’est un lieu où la langue vit et s’épanouit grâce à des cours, des ateliers culturels et des événements qui permettent

Ontionhón:tsa

Notre territoire

Kanehsatà:ke | Là où se trouvent les dunes de sable encroûtées est située le long de la rivière des Outaouais. Bien avant l’existence des frontières et des villes, notre peuple parcourait ce territoire, y vivait et le protégeait pour les générations futures.

Nos ancêtres prenaient soin du territoire selon des pratiques durables, notamment la chasse, la pêche et la cueillette. Aujourd’hui encore, nous continuons de protéger nos terres et nos eaux pour les générations à venir, avec gratitude et détermination.

Les lieux sacrés demeurent importants pour les cérémonies et les activités communautaires. Le territoire est reconnu non seulement comme une source de ressources, mais aussi comme un fondement de notre identité et de notre bien-être. Il nous procure de la nourriture, des plantes médicinales et d’autres ressources, tout en conservant une profonde importance culturelle et spirituelle.

Nous honorons le lien entre notre peuple et le monde naturel en prenant soin du territoire, dans le respect et avec le sens des responsabilités.

Revendications territoriales : Reconnaissance du territoire non cédé de Kanehsatà:ke

En 1613, les Néerlandais et les Rotinonhseshá:ka ont conclu un traité connu sous le nom de Traité du wampum à deux rangs. Kanehsatà:ke est également mentionnée dans une ancienne cérémonie de condoléances comme un village du clan de la Tortue ayant été présent et ayant participé à sa création, ce qui témoigne de sa présence dans cette région depuis des Temps Immémoriaux.

Notre territoire n’a jamais été abandonné, cédé ni vendu.

Les terres de Kanehsatà:ke demeurent non cédées. Pourtant, les autorités coloniales ont systématiquement transféré et morcelé notre territoire, tout en y exerçant leur contrôle. Sous les Sulpiciens et les gouvernements coloniaux successifs, une grande partie de nos terres ancestrales a été vendue ou administrée sans notre consentement.

Afin de diviser davantage notre communauté tout en niant nos revendications historiques sur nos terres et nos ressources, les autorités coloniales se sont approprié notre territoire et l’ont renommé. Les Sulpiciens et la Province de Québec lui ont imposé le nom d’Oka. Il importe toutefois de le rappeler : Kanehsatà:ke existait bien avant Oka.

Les conflits territoriaux ne sont pas de simples événements du passé. Aujourd’hui encore, nos lieux sacrés, nos cours d’eau et nos forêts demeurent menacés par des projets de développement extérieurs. La Résistance de Kanehsatà:ke de 1990, née de la menace que représentaient un projet d’agrandissement d’un terrain de golf et un projet résidentiel sur nos terres non cédées, démontre à quel point l’empiètement colonial continue de menacer notre territoire.

Près de trois décennies plus tard, un conflit survenu en 2019 a fait écho aux mêmes pressions qui avaient mené à l’affrontement de 1990. Il rappelle que ces enjeux demeurent irrésolus et que l’ensemble des terres de Kanehsatà:ke reste menacé lorsque des décisions sont prises sans la participation ou le consentement des Kanehsatakehró:non.

En 2026, les gouvernements fédéral et provincial n’ont toujours pas répondu à ces revendications territoriales de longue date. Des terres continuent d’être vendues, aménagées ou revendiquées à tort sans reconnaissance de notre compétence territoriale, tandis que les négociations demeurent au point mort.

La lutte continue pour la reconnaissance de nos droits vise à affirmer notre compétence territoriale, nos responsabilités et notre autodétermination. En nous réappropriant notre gouvernance, en protégeant notre territoire et en affirmant nos droits dans toutes les sphères de la vie, Kanehsatà:ke continue de remettre en question les structures du contrôle colonial tout en œuvrant à bâtir un avenir où nos lois, notre culture et notre autorité seront respectées.

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